| L'Urbanisme au Grand Jour |
| Thématiques - divers - Urbanisme |
| Vendredi, 24 Juin 2011 10:03 |
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La Ville de Marseille laisse trop souvent ses choix urbains aux mains des promoteurs ou au gré des opportunités La mairie de Secteur du 1-7 a décidé de se doter d'outils de concertation pour permettre en amont aux habitants et aux élus de donner leurs avis et de peser sur les décisions finales. La mobilisation des riverains des Catalans pour refuser l’implantation d’un hôtel à montré que l’urbanisme ne pouvait être qu’une question de spécialistes. Mais plutôt que réagir quand le coup est parti pourquoi ne pas agir en amont ? C’est le credo de la mairie du 1-7 qui a créé la Commission d’Examen des Permis de Construire. Sa composition en dit long sur sa philosophie : deux élus de la majorité, un de l’opposition, le représentant du CIQ concerné ainsi que le Président de la fédération des CIQ de l’arrondissement et enfin 4 citoyens tirés au sort sur le principe des jurys d’Assises. La Commission ne garde qu’un avis consultatif mais sa composition et les débats qu’elle occasionne lui donne un poids nouveau. « Ce n’est pas une commission technique mais le moyen de réfléchir sur les transformations et le développement de la ville. Nos débats vont bien au-delà du respect des règles d’urbanisme pour prendre en compte les besoins des marseillais » se félicite Christophe Lorenzi, premier adjoint à la Mairie du 1-7. C’est ainsi que la construction d’immeubles collectifs de grande hauteur dans des quartiers déjà saturés comme le Vallon Jourdan, le boulevard Bompard ou à la Corderie ont été rejetés. Mais quand les constructions respectent la mixité sociale, la qualité architecturale, les besoins de stationnement, ils sont soutenus par la Commission à l’image des projets du Pharo ou de la place du 4 septembre.
Chanterelle, le cas d’école
Nous croulons sous les demandes de logements et notre secteur est l’un des moins bien pourvu en logement social de tout Marseille avec moins de 5 % de logements sociaux. Alors que 80 % de la population marseillaise est éligible à ce type de logement. « L’objectif, précise l’élu, est de préserver la nature et l’identité de nos quartiers tout en développant la mixité et l’implantation d’équipements publics qui font cruellement défaut. » Le cas « Chanterelle » abordé lors du dernier Conseil d’arrondissements illustre une politique à courte vue : une congrégation, Les Dames de la Providence, avait vendu à la Mairie de Marseille du foncier à condition d’y construire des équipements publics et sociaux. Quelques années après, voilà qu’un programme purement immobilier est prévu ! « Quand on n’a pas de vision, on laisse l’urbanisme aux promoteurs et au plus offrant » regrette Christophe Lorenzi. La bataille ne fait que commencer avec en ligne de mire l’adoption en 2013 d’un Plan local d’urbanisme (PLU) qui remplacera le vieux Plan d’occupation des sols (POS). « La Mairie du 1-7 sera un point d’ancrage pour que les habitants soient enfin entendus » promet l’élu.
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